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13/04/2009

Le G 20 et l'Europe

 

Le 2 janvier 2009, s’est tenu à Londres un nouveau G20 réunissant les principales puissances économiques de la planète.

 

Ce sommet constitue une avancée indiscutable sur la voie permettant de trouver à terme des solutions de nature à sortir de la crise actuelle dans laquelle nous nous trouvons, ou à tout le moins d’en limiter les effets.

 

Pour autant, nous en mesurons les limites et si nous pouvons nous féliciter quant  aux ambitions affichées et aux discours d’intention, notamment en matière de lutte contre les paradis fiscaux et à certains excès du capitalisme international, force est de constater que rien n’a encore été décidé sur le plan monétaire alors qu’une réponse en profondeur s’impose sur ce plan si nous ne voulons pas que l’économie mondiale repose sur le seul dollar.

 

Enfin, nous ne pouvons que regretter une fois de plus que l’Europe politique ne soit pas en mesure de parler d’une seule voix même s’il convient de saluer les efforts faits par l’Allemagne et la France pour aller dans cette direction.

 

Comme en matière de politique européenne de sécurité et de défense, il est fondamental que ces deux pays s’entendent pour donner l’impulsion sans laquelle l’union politique de l’Europe demeurera un projet et non une réalité.

 

L’avenir des diverses nations de l’Union passe par le succès de ce sentiment partagé des citoyens d’Europe d’appartenir  à un même ensemble capable de faire entendre sa voix sur la scène du monde.

 

Nous attendons des politiques qu’ils veuillent bien relayer ce message s’ils croient vraiment en l’avenir de l’Union.

 

                                                  Le bureau.

 

 

05/04/2009

A PROPOS DE LA CONFERENCE-DEBAT DU 10 MARS 2009

Une nouvelle fois, au nom du bureau et du Conseil national du Rassemblement Civique pour l’Europe, je tiens à remercier très chaleureusement et très sincèrement le général d’armée (2S) Pierre Forterre pour la qualité de son intervention lors de la conférence-débat du 10 mars 2009 organisée par notre club.

 

A ma demande, le général Forterre a bien voulu me transmettre un texte résumant sa pensée sur l’avenir de la politique européenne de sécurité et de défense sous la forme de ce que l’on pourrait qualifier de vœu ou d’appel.

 

Partageant totalement les conclusions du général Forterre et faisant nôtres ses conclusions, il m’a semblé opportun  de les porter sur notre site et de leur donner autant que faire se peut le plus large écho.

 

Puissent les politiques et hommes d’Etat soucieux de voir s’édifier une Europe Puissance s’inspirer des recommandations formulées par notre hôte.

 

Nous porterons sans doute prochainement sur notre site, sinon le texte de notre invité dans son intégralité du moins de très larges extraits, afin que vous puissiez les uns et les autres vous y reporter.

 

Je me permets d’ajouter que le bureau a proposé au général Forterre d’être membre d’honneur du Rassemblement Civique pour l’Europe, proposition qu’il a acceptée, ce dont nous nous félicitons, notre club accueillant ainsi en son sein un éminent spécialiste en géostratégie  et en géopolitique qui enrichira, nous n’en doutons pas, la qualité de nos travaux et réflexions.

 

                                                Gérard-David Desrameaux

                                                Président-fondateur du R.C.E.

 

 

 

 

  

 

Quel futur pour la politique européenne de sécurité et de défense ?

 

Ou, plus précisément

 

Une armée européenne serait-elle une composante indispensable de la politique de sécurité et de défense commune de l’Union Européenne ?

 

 

            Une armée européenne doit être l’objectif logique et ultime de la politique européenne de sécurité et de défense.

 

            Autorisant l’utilisation optimale des ressources consacrées en Europe à la défense, souhaitée par les citoyens européens et prônée par les hommes d’Etat les plus clairvoyants, elle conditionne l’émergence d’une Europe forte à même de s’engager seule si nécessaire dans des opérations de gestion de crise et d’assurer elle-même la défense de son territoire et de sa population.

 

            Elle passe dès maintenant par la recherche systématique d’une mise en commun des capacités militaires des Etats membres, la concrétisation d’une politique d’armement européenne ambitieuse, l’intensification des exercices entre armées nationales, la création de nouveaux quartiers généraux européens, le développement d’une formation commune des cadres et l’institution au sein du Conseil d’une formation réunissant les ministres de la défense, témoignant de la volonté des Etats membres d’entretenir une dynamique de l’intégration.

 

            Elle ne peut avoir d’existence que si les Etats les plus importants acceptent de faire le deuil de leur autonomie stratégique nationale et s’engagent à ce que l’Europe ne soit plus un nain politique mais une Europe puissance à vocation fédérale, unie sur une même vision du monde et de son rôle dans le monde.

 

            Dans un monde de plus en plus instable, elle n’implique pas obligatoirement de se priver d’un allié, les Etats-Unis, mais instaurerait avec eux une relation équilibrée, fondant une alliance nouvelle où Européens et Américains seraient à égalité et où les structures militaires pourraient ne plus être aussi intégrées qu’elles le sont aujourd’hui.

 

            Elle nécessite que l’Allemagne et la France, qui ont toujours pris les initiatives les plus audacieuses dans le domaine de la défense, fassent à nouveau preuve d’une volonté politique suffisamment forte en constituant le noyau initial d’une Europe des pionniers grâce à la mise en œuvre des coopérations structurées permanentes prévues par le traité de Lisbonne.

 

                                                           

                 Général d’armée (2S) Pierre FORTERRE

 

 

08/02/2009

Plans de relance et l'Europe

 

Le RCE salue l'initiative commune de la chancelière allemande et du président de la République française visant à solliciter auprès de la présidence tchèque de l'Union européenne la tenue d'un sommet de crise des dirigeants de l'Union afin de mieux coordonner les mesures de relance de l'économie, voire d'impulser de nouvelles mesures en la matière.

 

On ne peut, en effet que constater et regretter la relative léthargie actuelle des instances européennes ( commission et présidence réunies) et s'interroger sur les effets qu'auraient à terme les plans de relance engagés par les différents Etats au regard de leur contenu hétérogène (ex : relance par l'investissement ou relance par la consommation) s'ils étaient maintenus en l'état.

 

 Une meilleure harmonisation de l'ensemble, en particulier au sein de la zone euro, devrait à tout le moins être étudiée à défaut d'un plan de relance européen.

 

Le bureau